Outils d'accessibilité
Accéder au contenu principal

PLAY IT AGAIN 2026

Entre le 17 et le 27 septembre

en partenariat avec l'ADRC

Quatre films du répertoire à revoir ou à découvrir

Dimanche 20 - 17h

En partenariat avec MaCaO 7eme art, intervention de Mélanie Boissonneau

Drame de 

Franco Rosi

Sortie 1963   Durée 1h41

Poussée par l'entrepreneur Nottola, la municipalité de Naples utilise des terrains agricoles pour lancer la construction d'un gigantesque programme immobilier. Les spéculateurs en profitent, mais la proximité du chantier provoque l'écroulement d'une maison ancienne et la mort d'un enfant, ce qui déclenche de vives polémiques au sein du conseil municipal, alors que de nouvelles élections se préparent. Tandis que l'enquête sur l'accident s'enlise, les stratégies électorales s'affinent...

Un grand classique du cinéma italien, une plongée impitoyable dans le monde des promoteurs immobiliers à Naples. Corruption, vénalité, maisons écroulées, forces politiques, entrepreneurs véreux, ville agonisante : Francesco Rosi, au sommet de son art et de sa force de combat, n’épargne personne, commissaires, conseillers, journalistes, maire, architectes, urbanistes… Soixante ans plus tard, ce pamphlet sombre n’a rien perdu de son acuité ni de sa puissance artistique. Le cinéaste, disparu en 2015, donne ici à Rod Steiger le grand rôle de sa vie. François Forestier - Le Nouvel Observateur

Mardi 22 - 21h

Comédie, Drame de

Youssef Chahine

Sortie 1997   Durée 2h15

Désirant amadouer les intégristes, le calife el-Mansou ordonne l'autodafé de toutes les oeuvres du philosophe andalou Averroes dont les concepts influenceront non seulement l'age des Lumières en Occident, mais toute la pensée humaine. Les disciples d'Averroes et ses proches décident d'en faire des copies et de les passer à travers les frontières.

Spectacle vibrant et musical, de retour en salles trente ans après sa sortie, le long métrage du cinéaste égyptien fait de la vie du philosophe andalou Averroès, persécuté par les fondamentalistes, un plaidoyer pour la libre pensée. Nathalie Dray - Libération

Vendredi 25 - 18h

Drame de

Agnès Varda

Sortie 1985 Durée 1h45

Une jeune fille errante est trouvée morte de froid : c'est un fait d'hiver. Était-ce une mort naturelle ? C'est une question de gendarme ou de sociologue. Que pouvait-on savoir d'elle et comment ont réagi ceux qui ont croisé sa route ? C'est le sujet du film. La caméra s'attache à Mona, racontant les deux derniers mois de son errance. Elle traîne. Installe sa tente près d'un garage ou d'un cimetière. Elle marche, surtout jusqu'au bout de ses forces.

Que peut encore nous dire Mona (interprétée par Sandrine Bonnaire), l’ado vagabonde de « Sans toit ni loi » (1985), ce film devenu le plus grand succès d’Agnès Varda avec plus d’un million d’entrées ? Alors que le film ressort en salles, le refus des assignations de son héroïne continue de nous interpeller. Quentin Grosset - Troiscouleurs.fr

Il y a du sublime dans Sans toit ni loi comme dans le visage énigmatique de Bonnaire : le mystère de Mona reste entier nous faisant entrevoir que dans chaque individu quelque chose nous résiste et nous dépasse sans que l’on sache exactement quoi. En cela réside sans doute le secret du monde, son inaltérable beauté. Sara Ri - Critikat

Dimanche 27 - 17h

Drame, Thriller de 

Akira Kurosawa

Sortie 1976   Durée 2h23

Industriel au sein d’une grande fabrique de chaussures, Kingo Gondo décide de rassembler tous ses biens afin de racheter les actions nécessaires pour devenir majoritaire. C’est à ce moment-là qu’il apprend que son fils Jun a été enlevé et qu’une rançon est exigée. Se produit alors un véritable coup de théâtre : ce n’est pas Jun mais Shin’ichi, le fils de son chauffeur, qui a été enlevé. Gondo est désormais face à un dilemme : doit-il dépenser toute sa fortune pour sauver l’enfant d’un autre ?

Ce film haletant impressionne par sa succession de morceaux de bravoure cinématographiques jusqu'à se conclure en apothéose. Samuel Douhaire - Libération